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mardi 21 avril 2015

The Griswolds – Be Impressive (Wind Up Records)


The Griswolds – Be Impressive (Wind Up Records)

La formation indie rock basée à Sidney The Griswolds publie son premier opus intitulé Be Impressive. Les 4 australiens produits par Tony Hoffer (M83, Phoenix, Supergrass, Air…) et largement influencés par Vampire Weekend, MGMT et les Beach Boys nous livrent un disque aux sonorités pop colorées, explosives, joyeuses et ensoleillées. Remarqués en 2012 avec leur EP Heart Of The Lion paru chez Wind Up Records, le groupe mené par Christopher Whitehall et Danny Duque Perez a tourné à travers tout le pays avant de se mettre à bucher sur leur projet de LP. Les lyrics abordent les thèmes de la perte, de l’addiction, de l’insécurité et de la complexité des relations avec une certaine vulnérabilité masquée par des rythmiques énergiques, des mélodies accrocheuses et un déferlement de beats électroniques détonnants.

dimanche 25 janvier 2015

The Avener - The Wanderings Of The Avener (96 Music/Universal Music Division Capitol Music France)


The Avener - The Wanderings Of The Avener (Universal Music Division Capitol Music France)

Auteur d’un track internationalement salué par un public aficionado d’un son deep-house délicat et gorgé de vibes pop, folk, soul, jazz, blues et rock, le français The Avener, nom de scène de Tristan Casara, publie son premier disque intitulé The Wanderings Of The Avener. Le niçois a fait ses premières armes de Dj au sein du High Club - appartenant au comique Franck Dubosc - campant face à la Promenade des Anglais (…ça c’était pour la petite anecdote !).

Le succès de son premier single Fade Out Lines (emprunté au répertoire de Phoebe Killdeer and the Short Straws), s’inscrit dans la continuité des productions en vogue de Wankelmut, Alle Farben, Fritz Kalkbrenner, Claptone ou encore Route 94. À sa sortie il laissait déjà présager un goût prononcé pour l’art du rework raffiné et radieux.

La découverte de l’album ne nous déçoit pas puisqu’on y retrouve les beats ouatés mid-tempo, les samples aux sonorités chaudes et les lignes de basse lourdes et entrainantes qui avaient fait leurs preuves auprès du dancefloor. The Avener vise forcément l’efficacité et la bonne réception de ses ondes positives par un large auditoire, cependant on ne peut que constater l’étendue d’une culture musicale de bon goût, étoffée et variée, allant du blues roots de John Lee Hooker (auquel il rend hommage dans son remix de It Serves You Right to Suffer ) au rock indie 90’s de Mazzy Star (avec Fade Into You), en passant par la folk des canadiennes de The Be Good Tanyas (Waitin' Round to Die) ou la soul sensuelle d’Andy Bey (Celestial Blues).



Le jeune Tristan a bien digéré l’impact d’artistes comme Moby ou appartenant à la mouvance french touch et leur rayonnement sur la scène électro actuelle, il accouche ainsi d’un disque réussi, déclinant en 14 titres cohérents une recette bien éprouvée (certes, mais au combien efficace) consistant en un mélange habile de séquences électroniques, d’instruments, de voix naturelles et d’accents acoustiques… Il projette d’ailleurs, pour de futurs enregistrements, de faire intervenir plus de musiciens et moins de claviers, histoire d’humaniser encore un peu plus sa vision de l’EDM !
 


vendredi 17 octobre 2014

Monogrenade – Composite (Atmosphériques)


Monogrenade – Composite (Atmosphériques)

Si l’on devait définir la musique du groupe montréalais Monogrenade, un mot viendrait à l’esprit et c’est d’ailleurs le titre de leur deuxième opus, Composite.

En effet la formation électro-pop parvient à déployer, malgré l’usage exclusif du français, une force mélodique unique. Utilisant des synthés et boîtes à rythmes vintage alliés à une basse polymorphe (François Lessard) et une batterie tranchante (Mathieu Colette), Jean Michel Pigeon et ses musiciens nous livrent 10 chansons somptueuses, hypnotiques et énergiques, piochant leurs influences dans le rock indé (Labyrinth) et le folk-pop-alternatif (J’attends), tout en s’élevant par moment vers un rock planant voire cosmique auquel s’ajoute les arrangements de cordes raffinés et majestueux de Marianne Houle, Ingrid Wissink et Julie Boivin (Composite, Phaéton, Le Fantôme). La voix suave et brumeuse du leader, claviériste et guitariste, nous raconte la complexité de l’homme et de ses rapports avec autrui (L’aimant) et son environnement (Metropolis).

Composite est plus rythmé et plus théâtrale que leur précédent Tantale, il explore différents univers musicaux et croise les sonorités électroniques, électriques et acoustiques sur des mélodies pop fraîches et entraînantes (Cercles et Pentagones, Tes Yeux).

mardi 11 mars 2014

Lake Street Dive – Bad Self Portraits (Signature Sounds/Differ-ant)


Lake Street Dive – Bad Self Portraits (Signature Sounds/Differ-ant)

Nos 4 américains originaires de Boston et actuellement installés à Brooklyn nous présentent leur  troisième opus intitulé « Bad Self Portraits » où se mêlent entre autres influences, la soul et le rock des années 60 et 70, les sonorités pop des 90’s et un soupçon de country. Ils mettent de côté les accents jazzy présents sur leurs deux premiers efforts, faisant quelques clins d’œil au blues et au gospel.

Lake Street Dive se compose de la chanteuse Rachael Price, du trompettiste/guitariste Mike « McDuck » Olson, de la contrebassiste Bridget Kearney et du batteur Mike Calabrese. Ils se sont rencontrés au Conservatoire de la Nouvelle Angleterre à Boston en 2004.

Leur passion commune pour la soul de la Motown, le R&B de Stax, le rock british des Beatles et le blugrass sudiste teinté de swing, accouche en 2012 à l’occasion de la sortie de leur EP « Fun Machine » d’une sublime reprise jazz unplugged de « I Want You Back » des Jackson 5, interprétée en public dans une rue de Brighton dans le Massachusetts. 1 500 000 vues sur Youtube plus tard, la magie demeure et la reconnaissance est au rendez-vous, grâce notamment à leur participation en 2013 à la BO du film « Inside Llewyn Davis » des frères Coen.

La voix de Rachael Price est puissante et racée, son timbre se rapproche ici d’une Norah Jones et là d’une Amy Winehouse. La jeune chanteuse est capable de briller sur un « Bad Self Portrait » punchy aux saveurs soul/blues vintage et de nous attendrir avec la douceur d’un « Better Than » en forme de ballade country mielleuse.

Avis aux amateurs de chansons pop sauce barbecue !
 "I Want You Back"  
 
"Bad Self Portrait"
 

mardi 4 mars 2014

MLCD – The Smoke Behind The Sound (At(h)ome/Wagram)


MLCD – The Smoke Behind The Sound (At(h)ome/Wagram)

Le quintet belge nous présente son dernier opus intitulé « The Smoke Behind The Sound ». Véritable immersion dans son univers indie rock racé et subtil, la formation ancrée à Liège nous revient avec des sonorités plus analogiques et des arrangements plus classiques. Les orchestrations symphoniques de leur précédent « The Tragic Tale Of A Genuis » laissent place aux synthès vintage et aux ambiances pop oniriques et nocturnes. My Little Cheap Dictaphone (MLCD) alterne les tonalités, passant d’une douceur intimiste à une mélancolie acidulée, le tout agrémenté de nuances psychédéliques et aériennes. Les rythmiques y sont tantôt lentes et délicates tantôt vives et percussives… À noter que l’album fut en partie enregistré à Abbey Road, sous la houlette du producteur Luuk Cox !
 
"Fire"

mercredi 28 août 2013

Fool’s Gold – Leave No Trace


Fool’s Gold – Leave No Trace

Pop californienne empreinte d’africanisme, de tropicalisme et d’orientalisme, la musique de Fool’s Gold rassemble sans complexe tout un tas d’influences stylistiques colorées dont le seul et unique but est de donner un véritable son au mot bonheur ! Ce duo israélien installé à Los Angeles est entouré de musiciens issus des 4 coins du monde, il publie son second opus intitulé « Leave No Trace ». A l’instar de ses cousins les immenses Vampire Weekend, leur écoute est une véritable cure de soleil, une aventure en terre africaine, moyen-orientale et caribéenne présentée sous la forme d’un carnet de voyage musical. Luke Top (basse / chant) et Amir Kenan (claviers / percussions), têtes pensantes du collectif Fool’s Gold, se sont énormément servis d’internet pour construire leur vocable musical et après un premier disque remarqué et salué, le challenge était de maintenir leur public en haleine…ils ont donc incorporé quelques accents 80’s et autres passages synthés endiablés en abandonnant en partie l’hébreu au profit de l’anglais, ce qui rend ce « Leave No Trace » plus abordable et accessible. Toujours aussi dansant, la recette fait mouche et l’esprit festif demeure avec en arrière plan quelques petites dissonances et autres petits riens charmeurs qui donnent à ce disque accrocheur un brin de fraîcheur et de spontanéité bienvenue en ces temps de crise.

dimanche 25 août 2013

Absinthe Minded – Absinthe Minded (AZ/Universal Music France)


Absinthe Minded – Absinthe Minded (AZ/Universal Music France)

D'après l'artwork de la jaquette, Absinth Minded présente toutes les qualités du groupe rock anglais bien branché et décalé, cinq jeunes gars blancs sont assis autour d'une table en bois sur laquelle sont disposés divers objets symboliques dont un chandelier, un revolver ou encore un service à absinthe... Les musiciens tiennent un masque devant leurs visages avec leur photo collée dessus, empêchant de savoir qui est réellement qui. L'atmosphère rappelle celles de ces scènes de genres du XVII° siècle qu'exécutaient les peintres flamands: dépouillement voire austérité des intérieurs, portrait de gens simples représentés dans leurs tâches quotidiennes. Et en effet on apprend vite que ce n'est pas à Londres mais à Gand que l'histoire d'Absinthe Minded commence. La Belgique regagnerait-elle son rayonnement artistique d'antan? Une chose est sûre c'est que ce nouvel album regorge de parfums organiques, de couleurs fluides et d'ambiances sonores surprenantes, le titre d'ouverture sonne très jazzy avec une touche manouche si chères à Bert Ostyn, le leader songwriter à la voix de miel. Puis la folk de Dylan, le rock soft de Mark Knopfler côtoient plus loin la guitare psyché de Zappa ou encore les rythmes endiablées des balkans menés par le violon de Remaud Ghilbert, présent tout au long de cet étonnant opus riche et impressionnant de beauté. En bonus track, l'énorme tube « My Heroics, Part One » issue du disque New Day paru en 2005, conclue une oeuvre majeure de la formation belge. Absinth Minded est à considérer comme un collier de perles naturelles, irrégulières, toutes différentes et si rares, un petit bijou...

Absynthe Minded – “As It Ever Was” (Pias)


Absynthe Minded – “As It Ever Was” (Pias)

Absynthe Minded est l’une des formations de Rock Alternatif européennes des plus captivantes. Formé en Belgique à la fin des 90’s, le quintet mené par le chanteur Bert Ostyn, publie son cinquième opus « As It Ever Was ». C’est un recueil de 12 titres, 12 histoires inspirées par la vie, ses joies et ses déboires, ses dangers et ses espoirs. Aux sonorités folks héritées des maîtres Young et Dylan, se mêlent subtilement les influences rock et blues, parfois même jazz et Klezmer… Les synthés vintage, les guitares et quelques instruments hors d’âge embrassent malgré tout une pop efficace et accessible se rapprochant inexorablement des canons anglo-saxons. Un disque de qualité !