mercredi 15 avril 2015

Ester Rada – Ester Rada (Discograph/Harmonia Mundi)


Ester Rada – Ester Rada (Discograph/Harmonia Mundi)

Avec une pochette rappelant l’artwork des disques d’EarthWind & Fire réalisés par Shusei Nagaoka ou de Miles Davis par Maty Klarwein – on y voit le buste de l’artiste auréolée de 8 colombes émergeant d’une Jérusalem recouverte d’or et illuminée par un soleil levant - nous pouvions nous attendre à tout, même au pire… Et pourtant dès son ouverture l’opus d’Ester Rada affiche une élégance indiscutable, prônant un héritage transculturel impressionnant.

Difficile donc de classer son univers musical dans une case bien précise. En effet la jeune chanteuse/compositrice d’origine éthiopienne y brasse savamment ses références à l’éthiojazz (Monsters), au reggae (Sorries), au rhythm & blues (Out), au funk (Bazi) et à la nu soul (Could It Be). Forcément redevable aux figures emblématiques que sont Mulatu Astatké, Aretha Franklin, Ella Fitzgerald, Erykah Badu ou Alicia Keys, Ester s’est forgée un fort tempérament durant son adolescence de ‘Beta Israël’ (éthiopienne pratiquant la religion juive) passée dans un quartier difficile de Natanya. Son glamour afro à la Grace Jones et son désir d’émancipation en découlent !

Devenue actrice à la fin des années 2000 elle s’oriente vers la musique en 2011 et devient rapidemment une étoile montante de la scène israélienne. Somme de toutes les sonorités qui habitent son quotidien depuis son enfance, elle fusionne swing éthiopien, mélodies pop et cuivres ardents afrobeat (Bad Guy, Nanu Ney), exigence jazz, psychédélisme des brass band électrifiés de la Nouvelle Orléans (Lose It) et revendications hip-hop (Herd)…

Tout un programme donc que la diva nous propose de découvrir au long des 12 titres de ce premier album énergique et sensuel !

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