vendredi 24 janvier 2014

Kaito – Until The End Of Time (Modulor/Kompakt)


Kaito – Until The End Of Time (Modulor/Kompakt)

Hiroshi Watanabé aka Kaito nous présente, après 3 ans d’absence dans les bacs, son huitième opus intitulé « Until The End Of Time ». Dessinant les contours d’une Techno hypnotique aussi bien adaptée aux moments d’écoute intimiste que calibrée pour le dancefloor, le vétéran (né en 1971) publié par le label allemand Kompakt, est considéré comme l’un des plus grands artistes et producteurs de musique électronique d’Asie.

Ce nouvel album nous offre 10 titres riches et inspirés où les beats ouatés d’une Deep-House raffinée accompagnent des nappes électroniques amples et ensorceleuses.

Ayant étudié au Berklee College Of Music de Boston, l’artiste y a particulièrement apprécié son melting pot et le mélange des cultures, ce qui lui a permis d’élaborer son identité en tant que musicien japonais. Il en retient notamment de beaux échanges avec la scène jazz.

Apprécié aux platines des grands clubs new-yorkais dans les années 90, Hiroshi aurait pu être Dj résident sur une plage à Goa tant son univers musical évoque les envolées lyriques d’une Ambient méditative et introspective. De retour à Tokyo au début des années 2000, il se rapproche du célèbre label électro Kompakt, basé à Cologne, et démarre alors une collaboration qui verra naître 7 albums consécutifs.

Malgré les rythmes down-tempo, les beats étouffés et les lignes mélodiques planantes, « Until The End Of Time » demeure un disque de Dance Music basé sur des effets répétitifs noyant les sens du danseur béat dans une Trance obsédante mais apaisante.

Kaito nous adresse là un véritable petit bijou électronique, tantôt délicat avec « Sky Is The Limit », organique avec « I’m Leaving Home », psychédélique avec « Will To Live », chilly avec « Smile » ou housy avec « Until The End Of Time »

A écouter d’urgence !

vendredi 17 janvier 2014

SET UP


...Histoire de partager quelques pépites et autres douceurs musicales...
2 Denon dns 3700
Denon Dnx 1500
Boitier Serato Scratch Live 3
Mac Book Pro 13'
...et quelques câbles !

mercredi 15 janvier 2014

Lund Quartet – Lund Quartet (Kartel/Harmonia Mundi)


Lund Quartet – Lund Quartet (Kartel/Harmonia Mundi)

Originaire de Bristol, capitale britannique du Trip-Hop, le Lund quartet arbore aussi bien les sonorités froides et dépressives héritées de son aïeul Portishead que l’amplitude planante et mélodique du jazz scandinave d’un Nils Petter Molvaer. Composé du pianiste Simon Adcock, du contrebassiste Rob Childs, du batteur Sam Muscat et du Dj/Producteur Jake Wittlin, la formation a su trouver un équilibre délicat et fragile entre le groove hypnotique d’une electronica down-tempo et l’exigence harmonique d’un jazz épuré. Les samples magiques, les effets idéalement dosés et les scratchs discrets du Mr platines œuvrent à créer une musique irrésistible et efficace, convoquant ici et là les mélanges electro/world du Gotan Project « Lonn » ou les travellings atmosphériques du Cinematic Orchestra « Tulipan ». Paru en 2011, ce premier album éponyme ne présage que de belles choses !
 
Lund Quartet - Lonn
 
Lund Quartet - Tulipan
 

mardi 7 janvier 2014

Maria Berasarte – Agua En La Boca/Au-delà du Fado (Accords Croisés/Harmonia Mundi)


Maria Berasarte – Agua En La Boca - Au-delà du Fado (Accords Croisés/Harmonia Mundi)

La jeune chanteuse espagnole Maria Berasarte s’est attaquée à un monument de la culture portugaise, le Fado. Intégrant ses influences issues du flamenco, de la musique basque et des musiques latines en générale, elle a choisi d’interpréter « la mélancolie atlantique » dans sa langue maternelle, le castillan. La diva de la saudade doit son lyrisme à ses 13 ans de classe dans le milieu très exigeant de la musique classique, mais ce feu sacré qui habite sa voix puissante et fragile est, quant à lui, le fruit d’une compréhension parfaite du Fado, cette expression sublime de la tristesse et de la nostalgie. Dans ce second opus intitulé « Agua En La Boca… » Maria est entourée d’une dizaine d’artistes parmi lesquels on remarque les guitaristes José Peixoto et José Luis Monton… Une merveille !
 
Maria Berasarte - Cosas Que No Sé

Marc Perrenoud Trio – Vestry Lamento (Challenge Records Int./Double Moon)


Marc Perrenoud Trio – Vestry Lamento (Challenge Records Int./Double Moon)

Le pianiste suisse Marc Perrenoud, jeune prodige de l’école de jazz de Lausane, nous propose son troisième album intitulé « Vestry Lamento ». Toujours accompagné de Marco Müller à la contrebasse et de Cyril Regamey à la batterie, le trio nous expose sa vision du jazz et de l’improvisation, entre vivacité et délicatesse, impétuosité et romantisme. Une dualité affirmée qui est frappante lorsque l’on passe d’une « Madame Jojo’s » au swing prononcé, à la subtile reprise de Jonny Green « Body And Soul », réarrangée avec élégance et raffinement. Pas d’esbroufe mais une virtuosité dédiée à l’émotion, le disque offre en effet 8 titres inspirés et profondément mélodieux où le « blues des Nymphéas » côtoie le groove accrocheur du morceau qui donnera son nom à l’opus, « Vestry Lamento ».
 
MARC PERRENOUD TRIO Solar live at Cully jazz festival

Brazilian Beats 7 (Mr Bongo)


Brazilian Beats 7 (Mr Bongo)
 
Piloté depuis Brighton par David « Mr Bongo » Buttle et ses associés, ce septième volet de la collection « Brazilian Beats » s’aventure une fois de plus dans le répertoire éclectique du patrimoine musical brésilien. Compilant toutes les sensibilités stylistiques de la fin des années 60 à nos jours, on y croise par exemple Carol Conka, héroïne d’un hip-hop boosté aux lignes de basse surpuissantes (souvent comparée à M.I.A.), ou Djavan, maître incontesté d’une MPB métisse gorgée d’accents soul. Les rythmes de la bossa, du tropicalisme, du baile funk, de la samba et du latin jazz cohabitent au fil des 20 titres rares et essentiels de l’album.





Djavan - Nereci
 
Carol Conka - Boa Noite

mardi 17 décembre 2013

Danny Michel - Black Birds Are Dancing Over Me (Stonetree Records/Cumbancha)


Danny Michel - Black Birds Are Dancing Over Me (Stonetree Records/Cumbancha)

Lorsque la folk rencontre les rythmes et les accords caribéens, le résultat sonne forcément bien… Le chanteur Danny Michel, tombé amoureux de Belize dès ses 15 ans, publie en collaboration avec le producteur et fondateur émérite du label bélizien Stonetree Records, Ivan Duran, l’album aux couleurs afro-amérindiennes « Black Birds Are Dancing Over Me ». Largement influencé par la culture Garifuna, le multi-instrumentiste canadien s’aventure dans les sillons déjà creusés par d’illustres prédécesseurs. En Effet, qui a oublié les albums aux saveurs exotiques de Paul Simon, Peter Gabriel ou David Byrne ? Cependant, malgré le risque d’un ersatz, il a su convaincre le producteur d’Andy Palacio et les musiciens du Garifuna Collective (à lire chronique de leur album "Ayo") de le soutenir dans sa démarche, lui qui entreprît un long périple en Amérique Centrale et sur les côtes Caraïbes afin de s’imprégner de ces traditions musicales séculaires et de s’y investir socialement en 2011, avec la création de la Danny Michel Ocean Academy Fund, œuvrant pour le soutien scolaire des jeunes de la région. Ne tombant donc pas dans le piège du disque épicé, pastichant une musique mal comprise, « Black Birds Are Dancing Over Me » regorge d’authenticité. Il excelle à nous enivrer de rythmes chaloupés et à nous abreuver de textes touchants, on ne parle plus de collaboration mais bien de symbiose entre les protagonistes d’un disque malheureusement trop court, 39 minutes pour 10 titres exquis !