Le saxophoniste Sébastien Texier, épaulé par le batteur Christophe Marguet, publie For Travellers Only, recueil de 11 compositions aux sonorités jazz insolites et puissantes, orchestrées par un quartet d'équilibristes, complices sur scène comme en studio depuis plus de 25 ans. Fortement marqué par la présence du tuba de François Thullier, le disque exprime avec originalité une musique envoutante, inspirée par l'instrumentation cuivrée et percussive des fanfares new-orleans. Mais la démarche artistique s'inscrit dans une esthétique contemporaine de rencontre et de métissage des genres. La guitare électrisante de Manu Codjia raccorde la formation au courant alternatif, l'auditeur survolté est ainsi happé dans une toute autre dimension, où les repères se perdent et où s'ouvre le champ des possibles. Swing et groove animent alors de larges espaces aménagés avec brio, où la tradition du marching band, l'énergie du rock et le raffinement de la musique classique se mêlent à la Liberté portée par un jazz en fusion.
"MUSIC CREATES ORDER OUT OF CHAOS" (Yehudi Menuhin) hiko.events@gmail.com www.mixcloud.com/hikoevents
jeudi 22 février 2018
Sébastien Texier & Christophe Marguet - For Travellers Only (Cristal Records/Sony Music)
Sébastien Texier & Christophe Marguet - For Travellers Only (Cristal Records/Sony Music)
Le saxophoniste Sébastien Texier, épaulé par le batteur Christophe Marguet, publie For Travellers Only, recueil de 11 compositions aux sonorités jazz insolites et puissantes, orchestrées par un quartet d'équilibristes, complices sur scène comme en studio depuis plus de 25 ans. Fortement marqué par la présence du tuba de François Thullier, le disque exprime avec originalité une musique envoutante, inspirée par l'instrumentation cuivrée et percussive des fanfares new-orleans. Mais la démarche artistique s'inscrit dans une esthétique contemporaine de rencontre et de métissage des genres. La guitare électrisante de Manu Codjia raccorde la formation au courant alternatif, l'auditeur survolté est ainsi happé dans une toute autre dimension, où les repères se perdent et où s'ouvre le champ des possibles. Swing et groove animent alors de larges espaces aménagés avec brio, où la tradition du marching band, l'énergie du rock et le raffinement de la musique classique se mêlent à la Liberté portée par un jazz en fusion.
Le saxophoniste Sébastien Texier, épaulé par le batteur Christophe Marguet, publie For Travellers Only, recueil de 11 compositions aux sonorités jazz insolites et puissantes, orchestrées par un quartet d'équilibristes, complices sur scène comme en studio depuis plus de 25 ans. Fortement marqué par la présence du tuba de François Thullier, le disque exprime avec originalité une musique envoutante, inspirée par l'instrumentation cuivrée et percussive des fanfares new-orleans. Mais la démarche artistique s'inscrit dans une esthétique contemporaine de rencontre et de métissage des genres. La guitare électrisante de Manu Codjia raccorde la formation au courant alternatif, l'auditeur survolté est ainsi happé dans une toute autre dimension, où les repères se perdent et où s'ouvre le champ des possibles. Swing et groove animent alors de larges espaces aménagés avec brio, où la tradition du marching band, l'énergie du rock et le raffinement de la musique classique se mêlent à la Liberté portée par un jazz en fusion.
Djénéba & Fousco - Kayeba Khasso (Lusafrica)
Djénéba & Fousco - Kayeba Khasso (Lusafrica)
Le label Lusafrica publiera demain, le 23 Février 2018, un véritable petit bijou musical intitulé Kayeba Khasso, premier opus du couple malien Djénéba & Fousco, nouvel acteur emblématique de la scène africaine actuelle.
Imprégnée par l'héritage de ses aïeux griots, la diva khassonké Djénéba maîtrise à merveille la science du comte, l'art de l'improvisation et de la louange. Elle est épaulée au chant ainsi qu'à la six cordes par sa moitié, Fousseyni Sissoko alias Fousco, musicien au talent indéniable qui combine subtilement les codes de la musique assouf ("Hakilima") à la douceur des vibrations mandingues ("Yiriyoro"), la tradition séculaire à la modernité. Résolument urbain et électrique, le disque incarne l'Afrique d'aujourd'hui, bouillonnante, visionnaire et créative, ancrée dans ses folklores mais largement ouverte sur le monde et tournée vers un avenir plein d'espoir. Balayant un large spectre de sonorités, Kayeba Khasso nous entraîne dans son univers sonore singulier et captivant, habité de ballades acoustiques maliennes "Regrets" (où s'illustre le maître de la kora Ballaké Sissoko) et "Kayeba Khasso", mais aussi ponctué par des moments blues intenses comme dans "Fousco & Djénéba". Ici dans une incursion reggae "Kono" ou funana "Riche" et là, en plein idylle pop aux accents rock' n' roll "Miniamba", le tandem brise des tabous et fait souffler sur la jeunesse bamakoise une brise de fraîcheur, clamant à l'unisson son envie de liberté aux rythmes des cordes (Yacouba Koné en seconde guitare et Valentin Ceccaldi au violoncelle) et des percussions (Marcel Balboné et Alex Nkuin à la batterie, Fred Soul aux percus).
Le label Lusafrica publiera demain, le 23 Février 2018, un véritable petit bijou musical intitulé Kayeba Khasso, premier opus du couple malien Djénéba & Fousco, nouvel acteur emblématique de la scène africaine actuelle.
Imprégnée par l'héritage de ses aïeux griots, la diva khassonké Djénéba maîtrise à merveille la science du comte, l'art de l'improvisation et de la louange. Elle est épaulée au chant ainsi qu'à la six cordes par sa moitié, Fousseyni Sissoko alias Fousco, musicien au talent indéniable qui combine subtilement les codes de la musique assouf ("Hakilima") à la douceur des vibrations mandingues ("Yiriyoro"), la tradition séculaire à la modernité. Résolument urbain et électrique, le disque incarne l'Afrique d'aujourd'hui, bouillonnante, visionnaire et créative, ancrée dans ses folklores mais largement ouverte sur le monde et tournée vers un avenir plein d'espoir. Balayant un large spectre de sonorités, Kayeba Khasso nous entraîne dans son univers sonore singulier et captivant, habité de ballades acoustiques maliennes "Regrets" (où s'illustre le maître de la kora Ballaké Sissoko) et "Kayeba Khasso", mais aussi ponctué par des moments blues intenses comme dans "Fousco & Djénéba". Ici dans une incursion reggae "Kono" ou funana "Riche" et là, en plein idylle pop aux accents rock' n' roll "Miniamba", le tandem brise des tabous et fait souffler sur la jeunesse bamakoise une brise de fraîcheur, clamant à l'unisson son envie de liberté aux rythmes des cordes (Yacouba Koné en seconde guitare et Valentin Ceccaldi au violoncelle) et des percussions (Marcel Balboné et Alex Nkuin à la batterie, Fred Soul aux percus).
mercredi 21 février 2018
Lucibela - Laço Umbilical (Lusafrica)
Lucibela - Laço Umbilical (Lusafrica)
Voilà une voix qui, pour moi, incarne l'âme du Cap-Vert, ou du moins qui exprime un des aspects de sa riche culture musicale qui me touche tout particulièrement.
Originaire de São Nicolau, une des îles du Barlavento au nord de l'archipel (avec Boa Vista, Sal, São Vicente et Santo Antão), la jeune diva Lucibela chante le créole sampadjud, une des deux principales variantes du pays avec le badiu, usité quant à lui plus au sud, dans les îles du Sotavento (Brava, Fogo, Santiago et Maio). Chantant et à l'accentuation délicate, les différences existantes entre les deux dialectes peuvent se comparer à celles que l'on perçoit entre le portugais européen et le brésilien : les voyelles ouvertes de ce dernier et les intonations caressantes qui en découlent, ne se retrouvent pas au Portugal, où la langue y paraît plus rigide, classique et formelle.
Mais revenons-en à Lucibela et à son Laço Umbilical, premier opus qu'elle nous révèle via le label Lusafrica. A l'instar d'Elida Almeida qui signe ici le chaloupé "Mal Amadu" et le mélancolique "Arku da Bedja", elle appartient à une filiation d'artistes décomplexées, qui réactualisent un précieux héritage, légué par leurs illustres aînés, tel que le poète et compositeur engagé Manuel de Novas (dont les chansons ont été interprétées par les légendes Bana, Os Tubarões, Ildo Lobo et Césaria Evora), ou par ceux des générations suivantes, comme Jorge Humberto (auteur de mornas d'une beauté indicible et poignante), Mario Lucio, Betu et Jorge Tavares Silva.
Lucibela explore ainsi le répertoire traditionnel cap-verdien avec une tessiture de voix vibrante, grave et ample, une fluidité déconcertante, qui se prête à merveille à la profondeur émotionnelle de la morna ("Dona Ana") (on devine même une allusion à la samba triste dans "Violeiro"), et à l'élan festif étourdissant de la coladeira ("Profilaxia", "Mi E Dode Na Bô Cabo Verde"), deux styles musicaux endémiques à l'archipel qu'elle défend si bien.
Réalisé par Toy Vieira, qui y déploie des arrangements jazzy raffinés et élégants, Laço Umbilical permet à la vocaliste de tisser un lien charnel avec ce petit pays qu'elle chérie tant, lui offrant une célébration touchante et sincère.
Voilà une voix qui, pour moi, incarne l'âme du Cap-Vert, ou du moins qui exprime un des aspects de sa riche culture musicale qui me touche tout particulièrement.
Originaire de São Nicolau, une des îles du Barlavento au nord de l'archipel (avec Boa Vista, Sal, São Vicente et Santo Antão), la jeune diva Lucibela chante le créole sampadjud, une des deux principales variantes du pays avec le badiu, usité quant à lui plus au sud, dans les îles du Sotavento (Brava, Fogo, Santiago et Maio). Chantant et à l'accentuation délicate, les différences existantes entre les deux dialectes peuvent se comparer à celles que l'on perçoit entre le portugais européen et le brésilien : les voyelles ouvertes de ce dernier et les intonations caressantes qui en découlent, ne se retrouvent pas au Portugal, où la langue y paraît plus rigide, classique et formelle.
Mais revenons-en à Lucibela et à son Laço Umbilical, premier opus qu'elle nous révèle via le label Lusafrica. A l'instar d'Elida Almeida qui signe ici le chaloupé "Mal Amadu" et le mélancolique "Arku da Bedja", elle appartient à une filiation d'artistes décomplexées, qui réactualisent un précieux héritage, légué par leurs illustres aînés, tel que le poète et compositeur engagé Manuel de Novas (dont les chansons ont été interprétées par les légendes Bana, Os Tubarões, Ildo Lobo et Césaria Evora), ou par ceux des générations suivantes, comme Jorge Humberto (auteur de mornas d'une beauté indicible et poignante), Mario Lucio, Betu et Jorge Tavares Silva.
Lucibela explore ainsi le répertoire traditionnel cap-verdien avec une tessiture de voix vibrante, grave et ample, une fluidité déconcertante, qui se prête à merveille à la profondeur émotionnelle de la morna ("Dona Ana") (on devine même une allusion à la samba triste dans "Violeiro"), et à l'élan festif étourdissant de la coladeira ("Profilaxia", "Mi E Dode Na Bô Cabo Verde"), deux styles musicaux endémiques à l'archipel qu'elle défend si bien.
Réalisé par Toy Vieira, qui y déploie des arrangements jazzy raffinés et élégants, Laço Umbilical permet à la vocaliste de tisser un lien charnel avec ce petit pays qu'elle chérie tant, lui offrant une célébration touchante et sincère.
Sonia Cat-Berro - Lonely Siren (Shed Music/InOuïe Distribution)
Sonia Cat-Berro - Lonely Siren (Shed Music/InOuïe Distribution)
A l'instar de sa petite sœur, la saxophoniste Lisa Cat-Berro qui s'illustrait l'an dernier au sein du Lady Quartet de Rhoda Scott dans We Free Queens, la chanteuse Sonia est une figure familière de la scène jazz hexagonale. Entourée d'instrumentistes doués, qui ont également joué leur rôle de compositeurs et de mélodistes, elle nous présente sur Shed Music son quatrième opus baptisé Lonely Siren, un recueil de 11 titres touchants et vibrants dont elle a écrit la majorité des textes, confirmant le talent de sa plume d'auteur.
Le pianiste Tony Paeleman, le guitariste Pierre Perchaud, le saxophoniste Christophe Panzani, le contrebassiste Nicolas Moreaux et le batteur Karl Jannuska lui ont en effet élaboré un écrin délicat, au raffinement infini. Des arrangements finement ciselés, où le jazz croise la musique folk et la samba triste, accueillent sa voix captivante qui exprime avec maestria des histoires de l'intime, où l'amour naît, croît puis s'éteint. Incarnant avec finesse et justesse des sentiments universels, Sonia évoque avec douceur et intensité, l'espoir et la mélancolie, la nostalgie et la solitude ou encore l'harmonie et l'amitié.
Reprenant, ici, les thèmes envoutants de la capverdienne Mayra Andrade ("The Return") ou du sambiste carioca Paulinho Da Viola ("Dança Da Solidao"), et là, la sublime chanson 80's "Babooshka" de Kate Bush ou le standard "Scars" de Fran Landesman et Simon Wallace, la vocaliste impose son timbre singulier, généreux, souple et sans faux-semblants, son phrasé fluide et cristallin.
A l'instar de sa petite sœur, la saxophoniste Lisa Cat-Berro qui s'illustrait l'an dernier au sein du Lady Quartet de Rhoda Scott dans We Free Queens, la chanteuse Sonia est une figure familière de la scène jazz hexagonale. Entourée d'instrumentistes doués, qui ont également joué leur rôle de compositeurs et de mélodistes, elle nous présente sur Shed Music son quatrième opus baptisé Lonely Siren, un recueil de 11 titres touchants et vibrants dont elle a écrit la majorité des textes, confirmant le talent de sa plume d'auteur.
Le pianiste Tony Paeleman, le guitariste Pierre Perchaud, le saxophoniste Christophe Panzani, le contrebassiste Nicolas Moreaux et le batteur Karl Jannuska lui ont en effet élaboré un écrin délicat, au raffinement infini. Des arrangements finement ciselés, où le jazz croise la musique folk et la samba triste, accueillent sa voix captivante qui exprime avec maestria des histoires de l'intime, où l'amour naît, croît puis s'éteint. Incarnant avec finesse et justesse des sentiments universels, Sonia évoque avec douceur et intensité, l'espoir et la mélancolie, la nostalgie et la solitude ou encore l'harmonie et l'amitié.
Reprenant, ici, les thèmes envoutants de la capverdienne Mayra Andrade ("The Return") ou du sambiste carioca Paulinho Da Viola ("Dança Da Solidao"), et là, la sublime chanson 80's "Babooshka" de Kate Bush ou le standard "Scars" de Fran Landesman et Simon Wallace, la vocaliste impose son timbre singulier, généreux, souple et sans faux-semblants, son phrasé fluide et cristallin.
mardi 20 février 2018
Paloma - Rabia (Le Triton/L'Autre Distribution)
Paloma - Rabia (Le Triton/L'Autre Distribution)
Le prodige de la six cordes, Samuelito, met sa maitrise et la force de son jeu typé au service d'une nouvelle voix du flamenco, la jeune Paloma, issue d'une famille d'artistes exceptionnels. Initiée très tôt à la scène et aux tournées au sein de la formation familiale Herencia, formée par son père, le chanteur Vicente Pradal, et son frère, le pianiste virtuose Rafael Pradal, elle brille par sa fougue, sa maturité et la puissance de sa voix. Toujours à voguer vers de nouveaux horizons, la jeune diva ouvre son répertoire à un tas d'autres sonorités, s'illustrant dans des projets jazz avec le célèbre arrangeur Pierre Bertrand ou le percussionniste argentin Minino Garay, hip-hop, electro et même ragga-dancehall, au sein du label Chinese Man.
Le 03 Mars prochain paraîtra sur Le Triton son premier opus baptisé Rabia, un recueil de 8 chansons exprimant la synthèse de son héritage ("Nana de Sevilla"), de ses influences et de sa sensibilité à fleur de peau ("Fiançailles"). Assistée par un casting de haut vol : Edouard Coquard et Mikael Torren à la batterie, basse et percussions, Edouard Bertrand au piano et fender rhodes, Juan Manuel Cortes aux jaleos et Mederic Collignon au cornet, Paloma nous invite dans son univers singulier et métisse, offrant ici une reprise bouleversante de Jacques Brel "No Me Dejes" ou une interprétation pétillante du standard salsa "El Manisero" (du compositeur cubain Moises Simon), et là une composition personnelle vibrante, intitulée "Rabia", qui donne d'ailleurs son nom à l'album.
Tantôt radieuse et enivrante ("La Paloma"), tantôt tragique et solennelle ("Romance Del Don Boyso"), la cantaora nous berce tout le long du disque, s'imposant malgré ses 25 printemps, comme une référence du genre.
Le prodige de la six cordes, Samuelito, met sa maitrise et la force de son jeu typé au service d'une nouvelle voix du flamenco, la jeune Paloma, issue d'une famille d'artistes exceptionnels. Initiée très tôt à la scène et aux tournées au sein de la formation familiale Herencia, formée par son père, le chanteur Vicente Pradal, et son frère, le pianiste virtuose Rafael Pradal, elle brille par sa fougue, sa maturité et la puissance de sa voix. Toujours à voguer vers de nouveaux horizons, la jeune diva ouvre son répertoire à un tas d'autres sonorités, s'illustrant dans des projets jazz avec le célèbre arrangeur Pierre Bertrand ou le percussionniste argentin Minino Garay, hip-hop, electro et même ragga-dancehall, au sein du label Chinese Man.
Le 03 Mars prochain paraîtra sur Le Triton son premier opus baptisé Rabia, un recueil de 8 chansons exprimant la synthèse de son héritage ("Nana de Sevilla"), de ses influences et de sa sensibilité à fleur de peau ("Fiançailles"). Assistée par un casting de haut vol : Edouard Coquard et Mikael Torren à la batterie, basse et percussions, Edouard Bertrand au piano et fender rhodes, Juan Manuel Cortes aux jaleos et Mederic Collignon au cornet, Paloma nous invite dans son univers singulier et métisse, offrant ici une reprise bouleversante de Jacques Brel "No Me Dejes" ou une interprétation pétillante du standard salsa "El Manisero" (du compositeur cubain Moises Simon), et là une composition personnelle vibrante, intitulée "Rabia", qui donne d'ailleurs son nom à l'album.
Tantôt radieuse et enivrante ("La Paloma"), tantôt tragique et solennelle ("Romance Del Don Boyso"), la cantaora nous berce tout le long du disque, s'imposant malgré ses 25 printemps, comme une référence du genre.
Al Akhareen - Al Akhareen (Les Couleurs du Son/L'Autre Distribution)
Al Akhareen - Al Akhareen (Les Couleurs du Son/L'Autre Distribution)
Accompagnée du rappeur, chanteur, beatboxer et producteur palestinien Osloob, la flûtiste parisienne d'origine syrienne Naïssam Jalal nous embarque dans son nouveau projet baptisé Al Akhareen ("les autres" en arabe). En quête de la pierre philosophale, la formation engagée nous offre une savante combinaison de grooves urbains, de jazz et de sonorités traditionnelles, brisant frontières et conventions à travers une esthétique inédite, façonnée à partir de mots et de notes, puis révélée grâce aux instruments, aux machines, aux flows mélodiques et rythmiques de chacune de ses voix... Le trait d'union singulier entre une musique parfois considérée comme élitiste et la culture hip-hop, plus populaire et ancrée dans le réel...
Le duo y dévoile une approche profonde et poétique de la notion de liberté dans un monde devenu méfiant et inquisiteur. Osloob est né dans un camp de réfugiés au Liban, Naïssam est fille d'immigrés syriens en France, ils expriment à leurs manières le rejet, subissant les lourdes conséquences d'une histoire violente.
L'album est le fruit d'une judicieuse association alignant des invités talentueux comme le saxophoniste Mehdi Chaïb (Fanfaraï Big Band, Jazz Liberatorz, Global Gnawa, ...), l'immense bassiste sénégalais Alune Wade (Marcus Miller, Harold Lopez-Nussa, Fatoumata Diawara, ...), le batteur d'origine guadeloupéenne Aranud Dolmen (Jacques Schwarz-Bart, Mario Canonge, Gregory Privat, ...) et le turntablist Dj Junkaz Lou.
Accompagnée du rappeur, chanteur, beatboxer et producteur palestinien Osloob, la flûtiste parisienne d'origine syrienne Naïssam Jalal nous embarque dans son nouveau projet baptisé Al Akhareen ("les autres" en arabe). En quête de la pierre philosophale, la formation engagée nous offre une savante combinaison de grooves urbains, de jazz et de sonorités traditionnelles, brisant frontières et conventions à travers une esthétique inédite, façonnée à partir de mots et de notes, puis révélée grâce aux instruments, aux machines, aux flows mélodiques et rythmiques de chacune de ses voix... Le trait d'union singulier entre une musique parfois considérée comme élitiste et la culture hip-hop, plus populaire et ancrée dans le réel...
Le duo y dévoile une approche profonde et poétique de la notion de liberté dans un monde devenu méfiant et inquisiteur. Osloob est né dans un camp de réfugiés au Liban, Naïssam est fille d'immigrés syriens en France, ils expriment à leurs manières le rejet, subissant les lourdes conséquences d'une histoire violente.
L'album est le fruit d'une judicieuse association alignant des invités talentueux comme le saxophoniste Mehdi Chaïb (Fanfaraï Big Band, Jazz Liberatorz, Global Gnawa, ...), l'immense bassiste sénégalais Alune Wade (Marcus Miller, Harold Lopez-Nussa, Fatoumata Diawara, ...), le batteur d'origine guadeloupéenne Aranud Dolmen (Jacques Schwarz-Bart, Mario Canonge, Gregory Privat, ...) et le turntablist Dj Junkaz Lou.
lundi 19 février 2018
Jacky Molard Quartet - Mycelium (Innacor/L'Autre Distribution)
Jacky Molard Quartet - Mycelium (Innacor/L'Autre Distribution)
Le violoniste, arrangeur et producteur artistique Jacky Molard, figure emblématique de la scène musicale bretonne de ces 30 dernières années, nous présente son nouvel opus intitulé Mycelium. Enregistré avec la formation qu'il fondait en 2006, quartet composé de la contrebassiste Hélène Labarrière, du saxophoniste Yannick Jory et de l'accordéoniste Janick Martin, ce troisième album aux sonorités celtiques ouvertes sur le monde, rassemble un casting d'invités d'envergure : François Corneloup au baryton, Albert Marcoeur à la voix et aux percussions, Christophe Marguet à la batterie, Serge Teyssot-Gay à la guitare et Jean-Michel Veillon aux flûtes. Ces derniers signent l'écriture de 5 des 7 compositions ici présentes, chapeautée bien sûr par le maître d'oeuvre, à qui l'on doit notamment le titre éponyme, aux allures de pièces musicale classique, "Mycélium".
Jacky fait voyager le folklore breton dans des contrées lointaines, à priori bien éloignées de ses racines celtes ("Bolom"). Des consonances orientales invitent ici l'Andalousie ou Afrique du Nord ("Adjihina", "Jabiru") et les passages hypnotiques aux airs tziganes évoquent ailleurs les Balkans ("Précautions d'Usage"). Le jazz, lui aussi, veut imposer son swing dans ce vibrant melting-pot sonore, "Triangle" en est une preuve éclatante.
Le violoniste, arrangeur et producteur artistique Jacky Molard, figure emblématique de la scène musicale bretonne de ces 30 dernières années, nous présente son nouvel opus intitulé Mycelium. Enregistré avec la formation qu'il fondait en 2006, quartet composé de la contrebassiste Hélène Labarrière, du saxophoniste Yannick Jory et de l'accordéoniste Janick Martin, ce troisième album aux sonorités celtiques ouvertes sur le monde, rassemble un casting d'invités d'envergure : François Corneloup au baryton, Albert Marcoeur à la voix et aux percussions, Christophe Marguet à la batterie, Serge Teyssot-Gay à la guitare et Jean-Michel Veillon aux flûtes. Ces derniers signent l'écriture de 5 des 7 compositions ici présentes, chapeautée bien sûr par le maître d'oeuvre, à qui l'on doit notamment le titre éponyme, aux allures de pièces musicale classique, "Mycélium".
Jacky fait voyager le folklore breton dans des contrées lointaines, à priori bien éloignées de ses racines celtes ("Bolom"). Des consonances orientales invitent ici l'Andalousie ou Afrique du Nord ("Adjihina", "Jabiru") et les passages hypnotiques aux airs tziganes évoquent ailleurs les Balkans ("Précautions d'Usage"). Le jazz, lui aussi, veut imposer son swing dans ce vibrant melting-pot sonore, "Triangle" en est une preuve éclatante.
Inscription à :
Commentaires (Atom)






