lundi 19 février 2018

Paolo Fresu Devil Quartet - Carpe Diem (Tuk Music)

Paolo Fresu Devil Quartet - Carpe Diem (Tuk Music)

Le trompettiste enchanteur Paolo Fresu, une fois de plus épaulé par son fameux Devil Quartet - avec qui il publiait en 2013 son précédent Desertico - nous présentera le 23 Février prochain Carpe Diem, un album de jazz aux douces sonorités acoustiques, habité d'une sensualité touchante et d'une tranquillité contagieuse.
Alignées dans un sublime écrin précieusement illustré par l'artiste Barbara Valsecchi, 14 compositions dont 13 originales et une reprise du générique d'"Un posto al sole " - célèbre feuilleton italien diffusé depuis 1996 par la Rai 3 - se succèdent et nous invitent à pénétrer dans l'univers attendrissant et immersif d'une formation envoutante, composée du guitariste sarde Bebo Ferra, du contrebassiste milanais Paolino Dalla Porta et du batteur, également originaire de la ville du fameux Duomo, Stefano Bagnoli.
Depuis son apparition à la fin des années 80, alors membre du fameux quartet d’Aldo Romano, le souffle de Paolo Fresu hante le jazz européen de sa signature sonore tendrement acidulée et de son phrasé court somptueusement délicat (hérité(e)s de ses maîtres, Miles Davis et Chet Baker).
Entouré de ses fidèles complices, il cultive dans Carpe Diem une musique généreuse à l'élégance discrète et délicieuse, où retenue et virtuosité font bon ménage. Si l'atmosphère caressante qu'il dégage était déjà perceptible dans Desertico et des morceaux comme "Ambre" ou "Blame It On My Youth", elle prend ici une toute autre dimension, faisant définitivement passer ce quartet du diable pour une bande de petits Amours romantiques, artisans de ballades nocturnes accrocheuses ("Home" et "Secret Love"), et de titres plus élancés, baignés d'une lumière estivale ("Carpe Diem" et "Un Tema Per Roma").
Comme dit le vieil adage, Chasser le naturel, il revient au galop. Même si dans notre cas, il est plutôt question de trot, les débordements free de "Quam Minimum Credula Postero" et "Dum Loquimur, Fugerit Invida Aetas" ou les atours swing de "Lines", ravivent quelques flammes encore incandescentes, laissées là par malveillance par nos diablotins joueurs.


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