lundi 21 août 2017

Demuir - Discover feat. Cynthia Amoah (Yoruba Records)

Demuir - Discover feat. Cynthia Amoah (Yoruba Records)


Le Dj/producteur canadien Demuir nous présente sur l'excellent label d'Osunlade, Yoruba Records, son nouveau titre "Discover", livré dans un pack généreux incluant les remixes de signatures plus prestigieuses les unes que les autres. Sur une rythmique accrocheuse au groove afro-deep, l'artiste convie la diva Cynthia Amoah à poser ses vocaux sensuels et soulful, élaborant ainsi un pur moment house aux sonorités profondes et vibrantes.

Son illustre compatriote Nick Holder s'empare du bijou et nous le livre dans une version plus planante et envoutante, tandis que la légende de Baltimore Karizma nous plonge tout entier dans son univers entêtant et old school, son "Kaytronik Treasure Dub" invitant l'auditeur à la danse bien sûr mais aussi à la luxure.

Le centre africain N'Dinga Gaba, lui aussi installé à Baltimore, offre quant à lui deux lectures du sublime "Discover", un "remix" suave et son "instrumental" délicate qui laisse apparaître tout le travail opéré sur la ligne de basse et les boucles de synthés, une vision deep-house tendre et hypnotique qui ravira les amateurs de Kerri Chandler.
Demuir développe pour finir son "OG Dub", une plage encore une fois uniquement instrumentale, mettant en avant l'excellence d'une production qui s'intègre à merveille dans le catalogue racé de Yoruba Records.


mercredi 16 août 2017

Dario D'Attis - Sunshine People EP (Defected)

Dario D'Attis - Sunshine People EP (Defected)

On ne présente plus le Dj/producteur Dario D'Attis, artisan d'une house exigeante et efficace, qui publiait en 2016 chez Strictly Rhythm l'EP Breaks For Peace, suivi quelques mois plus tard, chez DFTD, du remix de l'excellent "Don't Stop" de Soul Vision.
Pour son premier effort sur Defected, label qui le suit depuis déjà un certain  temps et qui l'a invité à mixer sur sa compilation Defected In The House Croatia en 2016 aux côtés de Kai Alce et Crookers, le suisse nous offre le détonant Sunshine People. Dans le premier titre éponyme, l'artiste reprend le refrain forcément familier du fameux "Venus (Sunshine People)" du français Cheek (alias DJ Gilb'R), initialement paru en 1996 chez Versatile Records. Il s'agit là d'une production punchy et accrocheuse faisant honneur à la version originale, où la ligne de basse et les chœurs fédérateurs était déjà fatalement contagieux. La seconde bombe est un remix du classique "I can't Stop" de Sandy Rivera (datant de 2002), Dario la dote d'une structure rythmique plus massive histoire de dompter encore un peu plus les dancefloors d'aujourd'hui.

Cop Envy - Cop Envy (Templar Sound)

Cop Envy - Cop Envy (Templar Sound)

Le mystérieux producteur australien Sean Thomas alias Cop Envy nous livre sur le label Templar Sound basé à Sidney son nouvel EP au titre éponyme. Il se compose de 4 titres affichant des sonorités techno héritées de Détroit ("Kay") et des reflets hardcore issues de la scène rave britannique ("Head Mark"). Ne disposant que de très peu d'informations sur le jeune artiste, on sait que les productions de ce dernier EP référencé TS014 au catalogue du label, succèdent aux 4 autres de Total End sorti sur Black Opal l'an dernier. Penché affectueusement sur l'Histoire de la musique électronique, Sean s'oriente clairement vers l'avenir, élaborant des ambiances hybrides relativement sombres et captivantes à l'image de l'immersive ouverture "Sister Chord" et du très bleep bleep "Sshake".


vendredi 11 août 2017

Billie - Nobody’s Business (4 To The Floor)

Billie - Nobody’s Business (4 To The Floor)

Considéré comme l'un des tout premiers standards du blues, le titre "T'aint nobody's Biz-ness if I do" écrit par Porter Grainger et Everett Robbins dans les années 20 est devenu dans le milieu des années 80 l'un des tubes proto-house les plus joués et appréciés, notamment grâce à la légende Larry Levan, illustre Dj résident de l'emblématique Paradise Garage à New York.
Rebaptisé "Ain't Nobody's Business" et interprété, entre autres, par la diva du jazz Billie Holiday au début des années 50, le titre va connaître un destin singulier en 1986 grâce au producteur pionnier Boyd Jarvis assisté du grand Timmy Regisford, qui convie la chanteuse Robin Brown alias Billie à interpréter le thème réécrit par ses soins, métamorphosant ainsi la chanson en un classique house absolument édifiant. Paru initialement sur Fleetwood Records aux Etats Unis et sur Club au Royaume Uni, c'est le récent et exigeant 4 To The Floor qui le remet aujourd'hui sous les projecteurs...

jeudi 10 août 2017

Amine Edge & Dance - Good Time EP (DFTD)

Amine Edge & Dance - Good Time EP (DFTD)

Les deux producteurs marseillais Amine Edge & Dance, fondateurs du label Cuff et précurseurs de la G-House (ou Gangsta House), publient sur la prestigieuse signature anglaise DFTD leur dernier EP baptisé Good Time. Amorçant une réorientation stylistique qui l'éloigne peu à peu des débuts old school du duo frenchy (inspirés par la philly soul, le hip-hop et la hip-house des années 80), Good Time explore des sonorités plus techy et electro, largement audibles sur l'hypnotique "F.U.N.K." qui déploie allègrement ses pics acides et ses reflets industriels. Cependant, l'âme musicale d'Amine Edge & Dance, son amour pour la black music et les ambiances soulful demeurent, ils transparaissent à travers le titre éponyme, où l'auditeur retrouve ce groove accrocheur et funky qui a si bien contribué à parfaire sa renommée sur la scène house internationale.

mercredi 9 août 2017

Electric Vocuhila - Kombino Splinto (Capsule/L'Autre Distribution)afro-beat, sébène congolais, tsapiky malgache, éthio-jazz

Electric Vocuhila - Kombino Splinto (Capsule/L'Autre Distribution)

Le quartet français Electric Vocuhila nous livrait le 30 Mai dernier, son dernier opus intitulé Kombino Splinto. Il s'agit d'un recueil de 7 titres frénétiques et électriques, habités d'un jazz libre et de rythmiques hypnotiques d'inspirations africaines (afro-beatrumba congolaise, tsapiky malgache et éthio-jazz). Joueuse et espiègle, la formation emmenée par Maxime Bobo (sax, claviers, composition) et le batteur Etienne Ziemniak s'appuie en partie sur la théorie musicale (harmolodie) du saxophoniste-trompettiste et violoniste Ornette Coleman, père du free-jazz. Elaborant, dans des ambiances estivales joyeuses et festives, de longues séquences brulantes, faites de phrasés sinueux, de motifs répétitifs, de riffs acérés et explosifs, Electric Vocuhila invite l'auditeur à la transe et à la danse. Les syncopes du batteur sont doublées par la basse généreuse de François Riffaud, tandis que la guitare vrombissante de Boris Rosenfeld, accompagnant le saxophone tonitruant de Maxime, vient ajouter sa touche psychédélique à un ensemble un peu fou et faussement bordélique.

lundi 7 août 2017

Lucky Peterson - Tribute To Jimmy Smith (Jazz Village/Pias)

Lucky Peterson - Tribute To Jimmy Smith (Jazz Village/Pias)

Le bluesman Lucky Peterson nous présente sur le label Jazz Village son nouvel opus entièrement dédié à son mentor, l'organiste Jimmy Smith, véritable légende du jazz qui s'est illustré, du début des années 50 jusqu'au début des années 2000, auprès des immenses Olivier Nelson et Michael Jackson en passant par Lalo Schifrin, Kenny BurrellWes Montgomery, George Benson, Lee Morgan,  B.B. King ou encore Franck Sinatra et Etta James.
Privilégiant des morceaux instrumentaux qu'il interprète exclusivement à l'orgue Hammond B-3 (instrument mythique aux sonorités chaudes et racées, intimement lié depuis son invention en 1955 aux musiques gospel et soul), Lucky Peterson nous livre un Tribute To Jimmy Smith élégant et vibrant, où jazzsoul, funk et blues s'accordent à merveille sur un groove accrocheur et mordant.
Autour de lui, le musicien de Buffalo installé depuis plus de 25 ans à Dallas, a convié un casting pluri générationnel de haut vol, où se retrouvent le jeune prodige de la guitare originaire de San Francisco, Kelyn Crapp et le monstre sacré du saxophone, Archie Shepp, le batteur de la Nouvelle Orléans Herlin Riley (Wynton Marsalis, Ahmad Jamal) et le trompettiste français Nicolas Folmer ou encore le guitariste Philippe Petrucciani (frère de Michel).
Le disque nous replonge dans l'univers en noir et blanc du jazz'n'blues d'un génie disparu il y a 12 ans à peine. Enregistré à Paris en 2016, il semble en effet provenir d'une vieille bande redécouverte par hasard dans les archives du label Blue Note. Un son à l'ancienne pour un swing d'enfer!