lundi 5 mars 2018

Greg Kozo - This Is Not Hollywood (Roy Music)

Greg Kozo - This Is Not Hollywood (Roy Music)


Le Dj/producteur parisien Greg Kozo dévoile sur Roy Music son majestueux This Is Not Hollywood, délicieux recueil électronique de 11 compositions chill aux reflets pop enivrants, autour desquelles gravitent une myriade de sonorités deep familières et absolument captivantes, empruntées à la house music, à la techno et à la minimal. Redonnant du panache à la mouvance french touch et se prêtant à merveille à l'élaboration d'ambiances sonores raffinées, le disque nous invite à s'évader vers un ailleurs à l'esthétique envoutante et sexy. Conviant une pléiade d'artistes (souvent jeunes et prometteurs) à venir s'exprimer sur ses textures instrumentales hypnotiquesGreg est parvenu à se réinventer, imposant une signature musicale plus tendre et profonde, moins barrée et sulfureuse que son époque Make The Girl Dance (duo qu'il a formé pendant 7 ans avec Pierre Mathieu) mais toujours aussi fédératrice. Loin de vouloir nous endormir avec des atmosphères vaporeuses qui seraient trop lisses et fuyantes, il a choisi d'orchestrer des rythmiques deep-house et nu-disco entraînantes et torrides, poussant davantage l'auditeur à venir se trémousser sur le dancefloor, plutôt qu'à planer dans son coin, au dessus de son mojito fraise.

Flirtant avec un G-funk coquin dans l'excellent "Vibrate", porté par un beat toxique habité du flow contagieux de l'allemand Sola Plexus, le producteur nous livre ailleurs le palpitant "Terry", une pépite aux couleurs soulful interprétée par le français Cosy. Une coloration que l'on retrouve aussi dans "Laqueus", animé par le chorégraphe/danseur et chanteur franco-jamaïcain Zack Reece. S'y déploient également les interventions emplies de grâce, de sensualité et de volupté de l'américaine Bitter's Kiss ("One Day") et des françaises Capucine du Pouget ("Waves Over LA"), Ludmila Casar ("Toujours Si Loin"), Echo ("Can't Believe") puis Gatha ("Our True Lies" et "Holiday Romance").
Si bien des aspects de la musique de Greg Kozo seraient à souligner, il en est un qui demeure fondamental, c'est l'efficacité de ses lignes de basse. Elles se déroulent langoureusement ou de manière plus insidieuse et mordante sur tout l'album, imposant leurs grooves addictifs débordants de vibrations positives...



 
 

Aucun commentaire:

Publier un commentaire