Sergio Mendes - Bom Tempo (Universal Music Classics & Jazz
France)
Le monstre sacré Sergio Mendes publie aujourd'hui son 37ième
album. Maître du tropicalisme et prince de "MUSIC CREATES ORDER OUT OF CHAOS" (Yehudi Menuhin) hiko.events@gmail.com www.mixcloud.com/hikoevents
Le monstre sacré Sergio Mendes publie aujourd'hui son 37ième
album. Maître du tropicalisme et prince de
Percussionniste et batteur d'origine argentine, Minino Garaÿ
débarque à Paris dans les années 90 et se forge rapidement une solide
réputation dans le milieu du jazz et de la variété en apparaissant aux côtés de
Dee Dee Bridgewater, Raul Paz, Julien Loureau ou encore Magic Malik. Apprécié pour
son touché coloré et gorgé de rythmes sud-américains, l'enfant du quartier
d'Ayacucho de Cordoba publie aujourd'hui son troisième opus baptisé sobrement
Gabriel, sans doute le plus jazz de sa carrière. Inspiré par son épouse, Minino
nous y offre une approche nouvelle et très intimiste de sa musique, il revient
sur les piliers fondateurs de son identité musicale à travers les 13 reprises
qu'il a choisi d'interpréter. Accompagné d'invités prestigieux parmi lesquels
on compte le chanteur David Linx et le saxophoniste Sylvain Beuf, le
percussionniste a formé pour l'occasion deux quartets de haut vol qui
l'assistent dans la réalisation de ce qui semble apparaître comme un premier
autoportrait du frappeur argentin. Revisitant ses influences, ses racines et
soulignant ses amitiés, les compositions présentes sur l'album sont empruntées
à Wayne Shorter, Egberto Gismonti, Ariel Ramirez, Jean-Pierre Como ou Bojan Z
avec une superbe interprétation de son "tube" The Joker... Gabriel
(vrai prénom du musicien) est un disque généreux doté d'une grande force
mélodique, ce qui le rend accessible et séduisant... Une belle découverte !
Est-il nécessaire de présenter l'immense Aaron Neville ?
Originaire de
Réincarnation du monstre à la force surhumaine qui fit
régner la terreur chez les petites frappes de Tromaville aux U.S. dans les
années 80, The Toxic Avenger sort son premier opus intitulé "Angst"
(entre colère et peur), un condensé de rythmes électroniques surpuissants sur
un fond d'énergie rock décapante. Taillées
pour le dancefloor, les 16 bombes retrofuturistes de l'album s'inscrivent dans
la lignée de cette poignée de productions made in France qui comptent dans la
vague electropoprock du moment. Proche des univers sonores de Justice, des Daft
Punk ou encore de Sébastien Tellier, Simon Delacroix s'inspire du disco et en
triturant ses synthés vintage parvient à en arracher quelques mélodies
synthétiques accrocheuses et aguicheuses arborant parfois même quelques relents
mélancoliques. Entre la saturation de ses lignes de basse fracassantes et la
clarté incisive des voix hip-hop qui ponctuent ça et là Angst, le dj parisien
parvient à nous livrer un son hors norme et survitaminé résumant à la
perfection ce qu'est la bonne pop aujourd'hui, dansante mais pas forcément
populaire. The Toxic Avenger réconcilie donc les pires ennemis que sont
Pour être sincère, à la première écoute du dernier opus « There’s Me And There’s You »
du Matthew Herbert Big Band, le
constat est plutôt mitigé ; en effet d’entres ses rythmiques abstraites, expérimentales, bruitistes
et ses samples d’arrangements cuivrés syncopés et criards, seule une voix
féminine tente d’humaniser ce marasme sonore. Cette voix, c’est celle d’Eska Mtungwazi,
nouvelle égérie de l’anglais Matthew Herbert après Dani Siciliano, déjà sacrée
The New Queen of UK Soul, elle « est le cœur battant de ce disque »
au titre curieux de prima bord… En s’attardant sur la revue de presse, en
prêtant l’oreille et surtout le cerveau à ce projet engagé et critique à
l’égard du pouvoir britannique et notamment à propos de sa décision d’envoyer
des troupes en Irak, on réalise l’ampleur conceptuelle qu’à pris la musique du
patron d’Accidental Records depuis « Goodbye Swingtime » en
2001 mené aussi en collaboration avec la crème des musiciens jazz anglais. Avec
un cahier des charges très stricte, dicté par son manifeste dogmatique (le PCCOM) lui interdisant par exemple
l’usage de sons synthétiques imitant des instruments acoustiques, Herbert met
en forme (musicale) sa vision du pouvoir et de ses détenteurs egocentriques, le
titre « Yesness », par
exemple, dévoile un collage composé des voix de 100 personnalités puissantes
disant « OUI » (la reine et Gordon Brown ont décliné l’invitation),
ailleurs c’est le son de 100 cartes de crédits que l’on découpe aux ciseaux qui
retenti faisant ainsi étrangement écho à l’actualité boursière récente ou
encore le bruit de 70 préservatifs que l’on frotte sur le parvis du British
Museum…